Mardi 6 août 2013 à 21h
Cour du château du Vignaud, Nieul sur l'Autize
 

Baptiste Trotignon, piano
Jeanne Added, chant
Thomas Bramerie, contrebasse
Dré Pallemaerts, batterie
Album « Song song song » (25 septembre 2012) - Jazz

 

Baptiste Trotignon


Baptiste Trotignon est né en 1974 en région parisienne, puis passe son enfance proche de Saumur, dans les Pays de la Loire. Il commence le piano à l’âge de 8 ans, et quelques années plus tard, il rejoint le Conservatoire de Nantes où il obtient à 17 ans des Prix de piano et d’écriture. Adolescent, il découvre le jazz et l’improvisation qu’il apprend en autodidacte, et c’est à Nantes qu’il fait ses premiers concerts à l’âge de 16 ans.
En 1994, il est à la fois pianiste et comédien dans le film d’Alain Corneau « le Nouveau Monde », et un an plus tard, décide de s’installer à Paris.
En 1998, il monte son trio avec Clovis Nicolas (contrebasse) et Tony Rabeson (batterie) et développe ainsi ses activités de leader : son premier album « Fluide » sorti en juin 2000 le révèle, à 26 ans, comme l’un des plus spectaculaires, complets et séduisants pianistes de la nouvelle génération. Ce disque se voit décerner en mars 2001 un Django d’Or « Espoir pour un premier disque ». En 2001, toujours avec le même trio, Baptiste Trotignon sort son deuxième disque « Sightseeing » : Jazzman attribue au disque un « Choc de l’année », et l’Académie de Jazz décerne à Baptiste en décembre 2001 le Prix Django Reinhardt qui récompense le musicien français de jazz de l’année.
Progressivement, il apparaît de moins en moins en sideman, mais est de plus en plus présent sur les scènes des festivals internationaux avec son trio, ainsi qu’en solo : Jazz in Marciac, Montréal, La Villette Jazz Festival, Vienne, Nice, Montreux, Vancouver, Toronto, Ramatuelle, Parc Floral de Paris, Nancy Jazz Pulsations …
En octobre 2002, il obtient le Grand Prix de la Ville de Paris du Concours International Martial Solal, et quelques mois plus tard, les Victoires du Jazz 2003 lui décernent la Révélation française de l’année. Au printemps 2003, Baptiste Trotignon sort son nouveau disque, cette fois-ci en piano solo, dans un répertoire composé entièrement d’originaux, grandement salué par la presse (« ffff » de Télérama, « Choc de l’année » de Jazzman, « Disque d’émoi » de Jazz Magazine), et succès public autant pour le disque (plus de 15.000 exemplaires vendus) que sur scène (Festival de La Roque d’Anthéron, Piano aux Jacobins à Toulouse, Salle Pleyel à Paris...).
Début 2005, sortie d’un excellent quartet en co-leading avec David El-Malek, l’album éponyme « Trotignon – El-Malek » reçoit un très bon accueil du public et des médias. Et le 25 octobre 2005, sortie de « Solo II », nouveau CD studio agrémenté d’un DVD live à « Piano aux Jacobins » ainsi que d’un entretien avec Michel Contat, sous la double forme d’un Digipack et d’une Longbox en Edition Limitée. Bien au-delà des genres, ce nouvel opus en solo s’inscrit dans la droite ligne du premier album et confirme s’il en était besoin, l’originalité incontestable de Baptiste dans ce domaine.
C’est à cette période qu’il rencontre Aldo Romano avec qui une réelle amitié musicale se développe au fil des concerts, la plupart du temps en trio avec Rémi Vignolo, et de cette rencontre nait à l’automne 2006 un album hors du commun, « Flower power », clin d’œil nostalgique à cette période de la fin des années 60 au début des années 70. Les trois musiciens y rejouent à leur façon et sans rien renier de leur langage un répertoire choisi de chansons pop où Led Zeppelin, Pink Floyd ou Bob Dylan côtoient Gainsbourg et Polnareff.
Tout en multipliant des rencontres dans des directions les plus diverses (concerts en duo avec des improvisateurs de haut vol comme Tom Harrell, Brad Mehldau ou encore avec le pianiste classique Nicholas Angelich ; direction artistique de soirées-hommages à Edith Piaf et Claude Nougaro à Montreux avec des invités tels que Catherine Ringer, Bernard Lavilliers ou encore Ute Lemper ; « expériences classiques » en jouant la « Rhapsody in blue » et le Concerto en Fa de Gershwin joué avec les Orchestres Lamoureux; musique de film pour le « Sartre » de Claude Goretta…), il continue à développer une musique résolument ouverte et bouillonnante à la fois au sein du quartet co-leadé avec David El-Malek, et de cette union musicale nait leur deuxième album, « Fool time », en septembre 2007, double CD enregistré Live, toujours aux côtés de Darryl Hall et DréPallemaerts.
Fin 2008, son label Naïve ré-édite pour ses 10 ans son premier album solo regroupé avec un récital en piano solo enregistré Salle Pleyel Mai 2007. A cette occasion il participe à la soirée naïve au Théâtre des Bouffes Du Nord où il joue notamment avec Anne Gastinel.
C’est à cette période qu’il renoue avec un de ses premiers amours, l’orgue Hammond B3, en participant à l’album de Stefano Di Battista« Trouble shootin » (Blue Note) aux côtés d’Eric Harland, Fabrizio Bosso et Russell Malone, enregistrement suivi d’une tournée de plus de 60 concerts dans les plus beaux festivals européens.
Début 2009 sort le premier album « américain » de Baptiste, « SHARE », enregistré à New-York en juin 2008. Il y retrouve Eric Harland et y réunit deux maîtres qu’il admire tout particulièrement : Tom Harrell, légende vivante et inimitable de l’histoire du jazz, et Mark Turner, deux solistes qu’il aime décrire comme des « warriors of beauty » (« guerriers de la beauté »). L’album est un succès, une vingtaine de concerts avec ce quintet de rêve s’ensuit, dont une tournée d’été en 2009 (avec Jeremy Pelt remplaçant Tom Harrell) où les concerts sont tous enregistrés, donnant ainsi naissance à l’album « Suite… » (enregistré à Londres, sorti en mai 2010) où Baptiste affirme de plus en plus ses qualités de compositeur, ce LIVE survolté étant comme le pendant scénique de l’aventure « Share ». Dans les mois qui suivent, il écrit une version avec orchestre à cordes et vents de cette « Suite pour quintet » créée au Festival Jazz in Marciac en août 2010.
En 2011, outre des rencontres scéniques inédites (duos avec Alexandre Tharaud, le saxophoniste Mark Turner ou encore Christophe Miossec qu’il invite dans une carte blanche au Printemps de Bourges pour des chansons co-écrites), il entame l’écriture d’un Concerto pour Piano pour Nicholas Angelich et l’Orchestre de l’Opéra de Bordeaux. En septembre sort une compilation intitulée « For a while » qui présente une sélection de ses 10 années passées aux côtés de la maison de disques Naïve (complétée par un DVD bonus de la captation du concert de Marciac d’août 2010), ainsi que l’album « Innersmile » d’Aldo Romano qu’il retrouve en tant que sideman aux côtés d’Enrico Rava.
La Sacem lui décerne en novembre son Grand Prix du Jazz 2011.
Septembre 2012, sortie de l’album « Song SongSong ». Baptiste Trotignon se tourne vers la chanson en en reprenant certaines de Brel, Barbara ou Gainsbourg, le plus souvent en solo, ou en en composant et en les interprétant avec des artistes invités comme Jeanne Added, Monica Passos ou encore Miossec avec qui il co-signe des titres et la grande Melody Gardot.
Il a joué avec :
(par ordre alphabétique)
Ambrose Akinmusire, Nicholas Angelich, Stephane Belmondo, Lionel Belmondo, Fabrizio Bosso, Sylvain Beuf, André Ceccarelli, Alban Darche, Riccardo Del Fra, Stefano Di Battista, David El-Malek, Christian Escoudé, LaikaFatien, Jean Fauque, Glenn Ferris, Anne Gastinel, Eric Harland, Tom Harrell, Donald Harrison, Gregory Hutchinson, Ari Hoenig, Bob Hurst, Manu Katché, AngeliqueKidjo, Elisabeth Kontomanou, BireliLagrène, Eric Le Lann, Eric Le Sage, Didier Lockwood, JeanetteLindstrom, Jean-Loup Longnon, Russell Malone, Albert Mangelsdorff, Rick Margitza, Brad Mehldau, Malik Mezzadri, Christophe Miossec, Bill Mobley, Francois et Louis Moutin, David Murray, Milton Nascimento, Claude Nougaro, DréPallemaerts, Leon Parker, Jeremy Pelt, Michel Portal, Enrico Rava, Aldo Romano, Jacques Schwarz-Bart, Archie Shepp, Geoffroy Tamisier, Alexandre Tassel, Mark Turner, Alexandre Tharaud, Jean Toussaint,Reggie Washington, Jeff « Tain » Watts, Kenny Wheeler, Bojan Z... et beaucoup d’autres....

 
Trotignon
 
Concert organisé par LES NUITS MUSICALES EN VENDEE ROMANE
gratuit pour les stagiaires, sauf en cas de mauvais temps et repli dans une salle environnante (tarif réduit)
 

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